Stripe est une plateforme de paiement bien connue des e-commerçants, dropshippers et autres digital sellers. Elle fonctionne en mode Saas en liaison directe avec le CMS de votre site. C’est l’un des acteurs majeurs en France sur le marché de l’encaissement en ligne. Des concurrents existent comme Mollie, Adyen, Airwallex, mais ils ne connaissent pas encore la même notoriété auprès de la clientèle française.
Stripe regroupe plusieurs fonctionnalités qui permet de s’adapter à presque tous les modèles économiques d’aujourd’hui.
Exemple : vous exploitez un salon de tatouage où interviennent plusieurs tatoueurs indépendants qui encaissent chacun leurs clients. Vous prélevez un pourcentage de leur chiffre d’affaires. La plateforme stripe répartie la part du chiffre d’affaires et votre commission sur les différents comptes d’encaissements.
C’est l’exemple du many to many comme vous pouvez le voir sur cette infographie :

Vous pouvez également débiter vos utilisateurs mensuellement grâce à la fonctionnalité « Débits de compte ».
Que demander à votre expert-comptable Stripe ?
Une majorité d’experts-comptables connaissent aujourd’hui Stripe. En tout cas, pour ceux qui traitent des dossiers dans le secteur du digital.
En revanche, si chaque mois, votre comptable vous demande de télécharger un récapitulatif des encaissements, le transformer en excel et lui envoyer, c’est que malheureusement vous n’êtes pas face à un spécialiste de l’outil.
Stripe est une plateforme ouverte aux API. Il suffit que votre expert-comptable e-commerce dispose d’un logiciel métier qui puisse se connecter à Stripe et il récupère instantanément vos informations de transaction.
Votre expert-comptable Stripe doit être capable de lire les rapports de l’outil, notamment pour tracer les remboursements en comptabilité générale. Il doit vous accompagner tout au long de la chaine de production de votre information financière.
Depuis le back-office de votre CMS jusqu’à l’obtention des fonds sur votre compte bancaire, en passant par l’intégration des mouvements de votre plateforme de paiement Saas (Stripe), des métadonnées doivent être identifiées afin de pouvoir tracer chaque opération ce qui permettra de réaliser plus facilement votre comptabilité. L’objectif est d’arriver à un circuit ou, depuis la saisie des informations de paiement par votre client jusqu’à votre déclaration de TVA, vous n’avez pas à intervenir. Tout est géré de manière automatique, en temps réel et en toute sécurité.
La solution de paiement Stripe et la loi anti-fraude TVA

Depuis le 1er janvier 2018, toutes les personnes assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui effectuent des livraisons de biens et des prestations de services à destination de clients particuliers et qui enregistrent les règlements correspondants au moyen d’un logiciel ou d’un système de caisse, ont l’obligation d’utiliser “un système satisfaisant à des conditions d’inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d’archivage des données“.
Des conditions qui peuvent être justifiées par un certificat délivré par un organisme accrédité ou par une attestation individuelle de l’éditeur de logiciel. Faute de justificatif, l’assujetti est passible d’une amende de 7500 €. L’objectif de cette loi est d’empêcher les personnes de cacher leurs revenus.
Toutefois, par tolérance administrative, lorsque tous les paiements reçus en contrepartie d’une vente ou d’une prestation de services sont réalisés avec l’intermédiation directe d’un établissement de crédit régi par les dispositions du titre Ier du livre V du code monétaire et financier (CoMoFi, art. L. 511-1) auprès duquel l’administration peut exercer son droit de communication, l’assujetti est dispensé de l’obligation d’utiliser un logiciel ou système de caisse certifié.
Il en est de même, lorsque tous les paiements reçus en contrepartie d’une vente ou d’une prestation de services sont réalisés avec l’intermédiation directe d’un établissement bancaire établi au sein d’un pays de l’Union européenne soumis à l’obligation d’échange automatique d’informations en application de la directive 2011/16/UE du Conseil du 15 février 2011 relative à la coopération administrative dans le domaine fiscal.
Exemple : un gérant d’un site de e-commerce qui effectue des ventes de biens à des particuliers et qui propose exclusivement comme mode de paiement la carte bancaire ou le virement via un établissement bancaire auprès duquel l’administration peut exercer son droit de communication et obtenir des informations, est dispensé, par tolérance administrative de l’obligation de faire certifier son système informatique comme l’impose le 3° bis du I de l’article 286 du CGI.
Si vous n’acceptez que les moyens traditionnels de paiement en ligne sur votre site (CB, Stripe, Paypal, etc…) qui permettent à l’administration de tracer toutes les transactions alors vous n’êtes pas concerné.
Stripe est donc une solution d’encaissement permettant une grande flexibilité et très adaptable.
Les commissions sont attractives et s’élèvent à 1.5% + 0,25 € pour les cartes standard de l’Espace économique européen.
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