Les avantages du e-commerce ne sont plus à démontrer. Boutique en ligne ouverte 24h/24 et 7j/7, visibilité internationale, possibilité d’opter pour le dropshipping et d’empêcher les stocks, vous avez tout intérêt à développer votre offre en ligne. En parallèle, la fiscalité de la vente en ligne peut se révéler complexe, notamment si vous vendez à l’étranger ou importez des produits. Revenons sur les particularités du e-commerce pour choisir le meilleur statut, se conformer aux règles fiscales applicables et éviter les erreurs courantes.
À retenir :
- Les e-commerces sont soumis à de nombreuses obligations fiscales entre paiement de l’IR ou de l’IS, paiement de la TVA, de la CFE ou encore d’éventuels droits de douane.
- Pour des ventes en Union européenne, les démarches en matière de calcul, de déclaration et de paiement de la TVA peuvent évoluer selon le volume des ventes.
- Le guichet unique OSS permet de déclarer et payer la TVA dans un pays membre de l’UE pour des ventes intracommunautaires.
- L’accompagnement d’un expert-comptable spécialiste du e-commerce permet d’envisager des axes d’optimisation fiscale et d’augmenter la rentabilité de votre boutique en ligne.
Les différentes manières de pratiquer le e-commerce en quelques mots
Avant de commencer, revenons sur les différentes solutions de vente à distance :
- le commerce en ligne classique consiste à acheter des produits pour les mettre en vente sur un site internet ou à proposer à la vente des produits que vous fabriquez vous-même ;
- la marketplace est une plateforme de vente à distance sur laquelle vous proposez vos produits, mais aussi les produits de vendeurs tiers. Amazon est le parfait exemple de ce qu’est une marketplace ;
- le dropshipping consiste cette fois à vendre des produits en ligne sans les expédier. C’est le fournisseur qui se charge de tout l’aspect logistique, vous ne vous occupez que de la partie commerciale.
Spécificités fiscales du commerce digital
Le e-commerce n’est en principe pas si différent du commerce traditionnel. Lorsque vous vendez uniquement à des clients situés en France, les mêmes règles fiscales s’appliquent. Toutefois, la vente en ligne est une opportunité pour toucher une cible plus large, en Union européenne, voire au-delà de ses frontières. Dans ce cas, la fiscalité peut rapidement se révéler plus complexe, particulièrement en matière de TVA (taxe sur la valeur ajoutée) ou de droits de douane.
Quel statut choisir pour faire du e-commerce ?
Le choix du statut pour votre activité de commerce impacte tout à la fois votre fiscalité, votre liberté de développement (avec d’éventuels plafonds de chiffre d’affaires), votre protection sociale et vos obligations comptables. Ce choix ayant des conséquences lourdes pour votre activité, il nous semble essentiel de revenir sur les différentes solutions qui vous sont offertes. Rassurez-vous, il est possible en cours d’activité de changer de statut, même si cela implique des démarches plus ou moins importantes selon le nouveau statut choisi.
Micro-entreprise : simplicité et franchise TVA
Le régime micro-fiscal de l’auto-entrepreneur est simplifié et se révèle parfait pour débuter une activité et tester sa capacité à se développer.
L’administration fiscale applique un abattement de 71 % sur le chiffre d’affaires lorsque vous réalisez des bénéfices industriels et commerciaux dans le cadre de la vente en ligne de biens (il est de 50 % pour les prestations). Cela permet de définir le montant du bénéfice imposable à intégrer aux revenus de votre foyer fiscal pour calculer votre impôt sur le revenu.
Exemple : vous percevez un CA de 50 000 €. Après abattement de 71 %, vous déclarez 14 500 €.
Vous avez également l’opportunité de choisir le versement libératoire forfaitaire (VLF) de l’impôt sur le revenu. Informez l’URSSAF de votre choix, cet organisme collectera mensuellement ou trimestriellement l’impôt selon le chiffre d’affaires que vous déclarez. Le taux d’imposition est de 1 % pour la vente de marchandise, il s’applique cette fois sur le montant du chiffre d’affaires sans abattement.
Bon à savoir : l’option pour le versement libératoire s’applique en 2026 uniquement si votre revenu fiscal de référence de 2024 n’excède pas 29 315 € par part.
Enfin, le micro-entrepreneur bénéficie de la franchise en base de TVA si son chiffre d’affaires n’excède pas 85 000 €. Si cela simplifie la gestion comptable, il n’est pas possible de récupérer la TVA sur les achats.
Entreprise individuelle au régime réel
L’entreprise individuelle pour un e-commerce est un parfait compromis entre la micro-entreprise et la société. Certes, la fiscalité et la gestion comptable sont plus lourdes. Toutefois, elle offre l’opportunité de réaliser des optimisations pour, in fine, bénéficier d’un cadre fiscal plus favorable.
Le principe de base est le suivant : votre imposition est calculée sur votre bénéfice réel. Cette fois, aucun abattement forfaitaire ne s’applique. Cette solution peut se révéler plus avantageuse si vous avez des charges importantes permettant de réduire votre bénéfice imposable.
Exemple : vous déclarez un chiffre d’affaires de 200 000 € et des charges à hauteur de 120 000 €. Votre bénéfice imposable à reporter sur votre déclaration de revenus est de 80 000 €. Ce montant sera soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu au même titre que les autres ressources de votre foyer fiscal.
Deux régimes s’appliquent avec le statut d’entrepreneur individuel :
- le régime réel simplifié pour des ventes n’excédant pas 840 000 € HT ;
- le régime réel normal au-delà de ce montant.
La différence majeure entre ces deux régimes se situe au niveau comptable. Le régime normal impose un niveau de détail plus élevé dans le cadre du bilan comptable.
Comme pour une micro-entreprise, la franchise en base de TVA s’applique pour votre e-commerce en entreprise individuelle lorsque votre chiffre d’affaires n’excède pas 85 000 €. Pour un chiffre d’affaires entre 85 000 et 840 000 € pour les activités de commerce, le régime réel simplifié s’applique avec une déclaration annuelle. Au-delà de 840 000 €, le régime réel normal s’applique avec une déclaration de TVA mensuelle.
EURL et SARL : protection et flexibilité
Pour votre e-commerce, vous pouvez choisir l’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) ou la société à responsabilité limitée (SARL). La différence majeure entre ces deux statuts réside dans le nombre d’associés. L’EURL compte un associé unique quand la SARL impose a minima deux associés.
Autre différence notable : l’EURL est par défaut soumise à l’impôt sur le revenu (IR) tandis que la SARL est par défaut soumise à l’impôt sur les sociétés (IS).
Ces deux statuts permettant, sous certaines conditions, de choisir le mode d’imposition le plus favorable. Ce choix doit être minutieusement étudié selon les charges supportées par votre e-commerce, mais aussi et surtout selon votre tranche marginale d’imposition.
- Le régime de l’impôt sur le revenu intègre aux revenus du gérant le montant du bénéfice réalisé. Il est ainsi soumis au barème de l’impôt sur le revenu. Cependant, les charges sociales autour de 45 % sont calculées sur le bénéfice, même si le gérant ne s’est pas versé l’intégralité de celui-ci. Il en va de même pour l’imposition qui est calculée sur un bénéfice pas toujours versé intégralement lorsque le gérant souhaite conserver de la trésorerie dans son entreprise.
- Le régime de l’impôt sur les sociétés consiste cette fois à imposer le bénéfice au taux de 25 % (15 % sous certaines conditions). Le gérant est ensuite imposé à titre personnel uniquement sur la rémunération réellement versée. Lorsqu’il se verse des dividendes, ceux-ci peuvent être soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) si cette fiscalité se révèle plus favorable. Au 1er janvier 2026, en raison d’une hausse de 1,4 % de la CSG (contribution sociale généralisée), le PFU passe à 31,4 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux).
SASU et SAS options fiscales avantageuses
La société par actions simplifiée (SAS) et la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) ont toutes les deux un fonctionnement relativement identique. Comme c’est le cas pour la SARL et l’EURL, la différence majeure réside dans le nombre d’associés (1 en SASU, 2 au minimum en SAS).
Tous ces statuts sont relativement proches puisqu’ils permettent de séparer le patrimoine personnel du patrimoine professionnel, de limiter l’imposition aux bénéfices réalisés et de choisir le PFU pour l’imposition de dividendes lorsque cela se révèle plus favorable.
Mais il existe une différence notable : lorsque le gérant d’une EURL ou d’une SARL est un travailleur non salarié affilié à la Sécurité sociale des indépendants, le président de la SAS ou de la SASU a le statut d’assimilé-salarié. Il est affilié au régime général de la Sécurité sociale et bénéficie à ce titre d’une meilleure protection sociale. Si cela se révèle de prime abord plus avantageux, les cotisations sociales sont en contrepartie plus élevées.
La SASU et la SAS sont par défaut soumises à l’impôt sur les sociétés. Toutefois, elles ont l’opportunité de choisir l’impôt sur le revenu sous certaines conditions (moins de 50 salariés, société non cotée en bourse, CA ou total du bilan inférieur à 10 millions d’euros, etc.).
Tableau comparatif des statuts juridiques pour un e-commerce
Ce tableau récapitule les différents statuts pour faire le meilleur choix pour votre e-commerce.
| Micro-entreprise | EI | EURL ou SARL | SAS ou SASU | |
| Nombre d’associés | Pas d’associés | Pas d’associés | 1 en EURL, minimum 2 en SARL | 1 en SASU, minimum 2 en SAS |
| Statut du dirigeant | Micro-entrepreneur | Entrepreneur individuel | Gérant | Le président a le statut d’assimilé-salarié |
| Responsabilité | Limitée au patrimoine professionnel | Limitée au patrimoine professionnel | Limitée aux apports | Limitée aux apports |
| Imposition sur les bénéfices | Impôt sur le revenu | Impôts sur le revenu avec option possible pour l’impôt sur les sociétés (l’EI est alors assimilée à une EURL) | Impôt sur les sociétés par défaut pour la SARL, impôt sur le revenu par défaut pour l’EURL. Possibilité de changer de régime sous conditions | Impôt sur les sociétés par défaut avec option possible pour l’impôt sur le revenu |
| Régime de TVA | Franchise en base de TVA en dessous de certains plafonds de CA | Franchise en base de TVA en dessous de certains plafonds de CA | Applicable avec possibilité d’opter pour le régime réel simplifié ou le régime réel normal sous conditions | Applicable avec possibilité d’opter pour le régime réel simplifié ou le régime réel normal sous conditions |
| Dividendes | Aucun | Aucun | Soumis aux prélèvements sociaux, aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu | Soumis aux prélèvements sociaux et à l’impôt sur le revenu |
Régimes fiscaux pour l’impôt sur les bénéfices
Nous avons commencé à évoquer les différents types d’impositions selon la forme juridique de votre entreprise de vente en ligne. Revenons plus en détail sur les deux options offertes pour comprendre, lorsque le choix du régime fiscal est offert aux e-commerçants, la solution plus attractive pour optimiser la fiscalité de leur e-commerce.
Imposition à l’impôt sur le revenu (IR)
Certains commerces en ligne sont soumis par défaut à l’impôt sur le revenu quand d’autres peuvent opter pour cette solution sous conditions.
Ce type d’imposition consiste à intégrer dans la déclaration des revenus annuels d’un contribuable les bénéfices de l’entreprise déterminés lors de la réalisation du bilan annuel par l’expert-comptable.
Le montant de ces bénéfices est soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu après abattement de 71 % pour une activité commerciale telle que le commerce en ligne.
Exemple : vous vivez seul et votre e-commerce constitue votre activité professionnelle exclusive. Vous déclarez un bénéfice de 50 000 €. Votre tranche marginale d’imposition est de 30 %. Vous paierez un impôt de 8 104 €.
L’impôt sur le revenu est une solution avantageuse pour sa simplicité. Votre expert-comptable vous communique votre bénéfice et vous l’inscrivez sur votre déclaration de revenus dans les revenus BIC sur le formulaire n°2042 C-PRO. De plus, si votre tranche marginale d’imposition est faible, cette option peut se révéler plus intéressante que l’impôt sur les sociétés.
En revanche, cela peut présenter une limite. L’intégralité du bénéfice est soumise aux cotisations sociales et à l’imposition sur le revenu. Or, ce n’est pas parce que vous réalisez un bénéfice que vous percevez réellement cette somme sous forme de rémunération. Vous pouvez parfaitement envisager de laisser une partie de cette somme dans votre entreprise pour vous constituer une trésorerie ou envisager des investissements pour votre e-commerce.
Bon à savoir : en cas de déficit, les pertes sont imputables sur les revenus du foyer fiscal pour réduire le montant de votre imposition.
Option pour l’impôt sur les sociétés (IS)
L’impôt sur les sociétés est intéressant si votre tranche marginale d’imposition est élevée et si votre activité de commerce en ligne génère des bénéfices élevés.
Cette fois, vous subissez deux impositions distinctes :
- l’impôt sur les sociétés est calculé sur le bénéfice réalisé. Le taux normal est de 25 % ;
- l’impôt sur le revenu calculé sur le montant de vos rémunérations réelles.
La rémunération du chef d’entreprise est déduite du bénéfice imposable. Or, déduire les charges permet de réduire la base de calcul de l’impôt sur les sociétés.
Exemple : votre entreprise déclare un bénéfice de 50 000 €. Le montant de votre IS sera de 12 500 €. En augmentant votre rémunération de 10 000 €, le montant de l’impôt sur les sociétés est cette fois calculé sur 40 000 €, vous paierez 10 000 € d’IS. C’est ici que tout devient plus subtil. Réduire la base imposable de votre entreprise augmente vos revenus et donc votre imposition personnelle. Des simulations doivent être réalisées pour déterminer s’il est plus intéressant d’augmenter votre rémunération ou de réduire la base de calcul de l’IS. Cela sera conditionné à votre tranche marginale d’imposition.
Faites appel à un expert de la comptabilité permet d’envisager toutes les solutions et choisir l’option fiscale la plus avantageuse.
Conditions du taux réduit IS à 15%
Pour certains e-commerces, un taux d’impôt sur les sociétés de 15 % s’applique. Ce taux réduit peut s’envisager uniquement lorsque votre e-commerce respecte les conditions suivantes :
- votre chiffre d’affaires HT ou votre bilan est inférieur à 10 millions d’euros ;
- le capital social de l’entreprise est détenu à 75 % au minimum par des personnes physiques.
Dans ce cas, le taux s’applique sur les 42 500 premiers euros de bénéfice.
TVA e-commerce : règles et obligations
Lorsque votre entreprise française vend des produits en France et si elle est soumise à la TVA, elle reverse à l’État la TVA collectée.
Le taux applicable dépend du type de biens commercialisés sur votre boutique en ligne :
- le taux normal de TVA de 20 % appliqué à la plupart des biens (électroménager, jeux, vêtements, etc.) ;
- le taux de 10 % sur les produits et services ;
- le taux de 5,5 % sur les aliments ou les livres.
TVA internationale : seuils et nouveaux régimes
Dans le cadre du e-commerce, vous avez l’opportunité de vous ouvrir au marché mondial. C’est un avantage pour élargir votre cible et augmenter votre chiffre d’affaires. Cela complexifie toutefois la gestion de la TVA en e-commerce puisque des règles spécifiques s’appliquent pour les ventes et les achats à l’étranger.
Ventes intracommunautaires et seuil 10 000€
Lorsque vous réalisez des ventes au sein de l’Union européenne, un seuil de chiffre d’affaires a été instauré pour simplifier la gestion des e-commerçants.
- Si les ventes réalisées en UE génèrent un chiffre d’affaires inférieur à 10 000 €, la TVA du pays vendeur s’applique.
- Pour les montants supérieurs, c’est la TVA du pays de destination qui s’applique.
Ce tableau vous dévoile le taux normal de TVA dans les différents pays de l’Union européenne, le montant que vous devrez facturer pour une vente à 100 € HT si la TVA du pays de destination s’applique et la TVA à déclarer et à régler au pays de l’UE concerné.
| Pays | Taux normal de TVA | Montant TTC facturé | TVA à déclarer et à payer au pays cible |
| L’Allemagne | 19 % | 119 € | 19 € |
| L’Autriche | 20 % | 120 € | 20 € |
| La Belgique | 21 % | 121 € | 21 € |
| La Bulgarie | 20 % | 120 € | 20 € |
| La Chypre | 19 % | 119 € | 19 € |
| La Croatie | 25 % | 125 € | 25 € |
| Le Danemark | 25 % | 125 € | 25 € |
| L’Espagne | 21 % | 121 € | 21 € |
| L’Estonie | 20 % | 120 € | 20 € |
| La Finlande | 24 % | 124 € | 24 € |
| La France | 20 % | 120 € | 20 € |
| La Grèce | 24 % | 124 € | 24 € |
| La Hongrie | 27 % | 127 € | 27 € |
| L’Irlande | 23 % | 120 € | 23 € |
| L’Italie | 22 % | 122 € | 22 € |
| La Lettonie | 21 % | 121 € | 21 € |
| La Lituanie | 21 % | 121 € | 21 € |
| Le Luxembourg | 17 % | 117 € | 17 € |
| La Malte | 18 % | 118 € | 18 € |
| Les Pays-Bas | 21 % | 121 € | 21 € |
| La Pologne | 23 % | 123 € | 23 € |
| Le Portugal | 23 % | 123 € | 23 € |
| La République tchèque | 21 % | 121 € | 21 € |
| La Roumanie | 19 % | 119 € | 19 € |
| La Slovaquie | 20 % | 120 € | 20 € |
| La Slovénie | 22 % | 122 € | 22 € |
| La Suède | 25 % | 125 € | 25 € |
Régime OSS pour l’Union européenne
Lorsque vous réalisez des ventes intracommunautaires à destination d’acheteurs non assujettis à la TVA, le guichet unique OSS (One-Stop-Shot) a été mis en place. L’objectif est d’offrir aux e-commerçants un système simple et centralisé pour s’enregistrer puis déclarer et payer la TVA à l’État concerné. La déclaration se réalise de manière trimestrielle.
Régime IOSS pour les importations
Le guichet unique IOSS (Import One-Stop-Shop) s’adresse aux commerçants vendant à des consommateurs de l’Union européenne non assujettis à la TVA des biens importés de pays tiers. Il s’applique sur les biens d’une valeur inférieure ou égale à 150 €.
Là encore, cette démarche de simplification permet de faciliter les obligations déclaratives des e-commerçants puisqu’ils n’ont plus besoin de s’immatriculer auprès de chaque État membre pour déclarer et payer la TVA due.
Obligations fiscales des e-commerçants
Si l’e-commerce présente quelques spécificités liées à sa capacité à réaliser des transactions à travers le monde, ses obligations fiscales restent similaires à celles d’un commerce classique ou d’une entreprise présente à l’international.
Revenons sur ces différentes obligations pour ne commettre aucune erreur et éviter de se mettre l’administration fiscale à dos.
- Déclarer et payer son impôt sur le revenu ou sur les sociétés.
- Déclarer et payer la TVA lorsque l’entreprise y est assujettie.
- Régler ses cotisations sociales.
- Régler les droits de douane à l’importation.
- Payer la cotisation foncière des entreprises (CFE). Vous bénéficiez d’une exonération au cours de la première année.
Optimisation fiscale légale en e-commerce
L’optimisation fiscale est parfois perçue comme une solution pour échapper à l’impôt de manière illégale. Or, dans la réalité, toute entreprise, qu’il s’agisse d’un e-commerce ou d’une société exerçant une activité totalement différente, peut légalement trouver des axes d’optimisation pour payer moins d’impôt. Bien souvent, une imposition trop élevée est le résultat de choix non adaptés à la situation de chaque e-commerçant.
Un accompagnement expert peut se révéler indispensable pour réaliser les bons arbitrages et réduire le poids de la fiscalité.
- Salaire ou dividende : c’est l’une des questions à se poser au moment de choisir votre rémunération. En EURL, SARL, SAS ou SASU, vous pouvez choisir de vous verser, au-delà de votre rémunération habituelle, des dividendes. Dans la mesure où ces derniers ne sont pas imposés de la même manière, un calcul réalisé par un expert pourra déterminer la solution fiscalement la plus avantageuse (tout en veillant à bien assurer votre protection sociale).
- Choix du meilleur régime fiscal : impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés, les résultats de votre entreprise et votre taux marginal d’imposition trancheront.
- Rémunération et IS : déterminez la rémunération la plus juste pour optimiser votre imposition et réduire votre impôt sur les sociétés. Confiez votre besoin à un comptable capable d’arbitrer avec des solutions personnalisées.
- Les contrats Madelin : développez votre activité tout en vous assurant une protection sociale optimale. Avec les contrats Madelin pour la mutuelle santé ou la prévoyance, vous déduisez vos cotisations de votre résultat pour augmenter vos charges et réduire votre imposition finale.
- Statut et cotisations sociales : TNS (travailleur non salarié) ou assimilé salarié, le montant de charges sociales varie fortement. C’est un élément à prendre en considération au moment de choisir votre statut juridique, n’hésitez pas à demander à votre expert-comptable une simulation pour mieux vous projeter.
- Crédit d’impôt : les entreprises, y compris celles du e-commerce, ont l’opportunité de bénéficier de crédits d’impôt.
- Déduction de toutes les charges : une parfaite déduction de toutes les charges assumées par votre entreprise impacte le montant du bénéfice final, et donc de votre imposition. La maîtrise de ces charges se révèle essentielle dans le cadre d’une optimisation fiscale tout à fait légale.
Risques et redressement fiscal en e-commerce
Un e-commerce qui ne respecte pas la règlementation et qui ne se met pas en conformité avec les obligations fiscales dans le cadre de son activité s’expose à des sanctions à l’image d’un redressement fiscal. En cas de contrôle, l’administration fiscale peut recalculer le montant de votre impôt selon les bénéfices réels de votre entreprise et vous imposer des pénalités, voire des intérêts de retard. Lorsque l’administration fiscale s’aperçoit d’une erreur, elle peut investiguer sur plusieurs années, augmentant le montant de la sanction, ce qui pourrait mettre en péril votre activité de e-commerçant.
Dans le pire des cas, votre entreprise peut être poursuivie sur le plan pénal pour fraude fiscale.
Pourquoi choisir un expert-comptable spécialisé dans le e-commerce ?
Parce qu’il est difficile de connaître toutes les subtilités de la fiscalité du e-commerce, confier la gestion comptable de votre entreprise à un professionnel s’impose. Avec Amarrise-commerce, non seulement vous êtes accompagné par des professionnels experts de la comptabilité depuis 25 ans, mais vous avez l’opportunité de confier votre comptabilité à des spécialistes du e-commerce.
Pourquoi est-ce essentiel ? Tout simplement parce qu’un comptable qui comprend votre activité, en maîtrise toutes les spécificités et connaît vos attentes, aura une réponse plus personnalisée à votre besoin. Du respect de vos obligations comptables et fiscales à l’optimisation de votre imposition en passant par les conseils pour augmenter vos marges commerciales et accroître votre rentabilité, nos experts sont à vos côtés tout au long de l’année pour vous guider vers les choix les plus pertinents.
Adressez-vous à des professionnels d’expérience capables de vous aider à atteindre les objectifs fixés pour votre commerce en ligne.
Grâce à l’accompagnement d’un expert-comptable spécialiste du e-commerce, vous faites les meilleurs choix. Vous optimisez votre imposition pour préserver la trésorerie de votre boutique en ligne et envisager des investissements pour développer votre communication, augmenter le volume de vos stocks, etc. Négliger la fiscalité de son e-commerce revient à prendre des risques importants pour la survie de votre entreprise. Une comptabilité saine et une fiscalité maîtrisée restent incontournables pour une meilleure rentabilité et un projet professionnel à long terme.
Maxime, votre expert-comptable e-commerce vous répond :
Fiscalité e-commerce en France, quelles sont les erreurs à éviter ?
Depuis le lancement de notre cabinet, nous rencontrons souvent le même type d’erreurs commises par les entrepreneurs du digital :
- sous-estimer les droits de douane à l’importation ;
- ne pas respecter ses obligations déclaratives pour des transactions hors France ;
- ne pas choisir le régime fiscal le plus avantageux ;
- ne pas se faire accompagner par un expert de la comptabilité.

#FAQ E-commerce
Les questions les plus posées sur la fiscalité d’un e-commerce
Depuis le 1er mars 2026, une nouvelle taxe sur les petits colis est entrée en vigueur. Les e-commerçants sont particulièrement concernés, notamment ceux ayant opté pour le dropshipping. Pour toute importation hors UE de moins de 150 euros, le redevable de la TVA à l’importation, qui peut être le vendeur IOSS, sera redevable d’une taxe d’un montant de 2 € par article. L’objectif ? Face à l’explosion du e-commerce ces dernières années, l’U.E souhaite rééquilibrer la concurrence avec les vendeurs européens et financer l’augmentation des contrôles douaniers.
En matière de vente à distance, il existe un seuil très spécifique, celui de 10 000 € pour les ventes intracommunautaires. Un e-commerce réalisant des ventes dans un même pays au-delà de ce montant est redevable de la TVA de ce pays via le guichet unique OSS.
Les leviers d’optimisation d’un e-commerce sont nombreux. Citons notamment le choix du meilleur statut juridique et du meilleur régime fiscal selon la nature de votre activité et la répartition de vos rémunérations. Regard analytique sur votre trésorerie, récupération des données essentielles, conseil sur les meilleures solutions e-commere impactant les ventes, veille constante d’un domaine qui ne tolère pas le surplace : l’accompagnement par un partenaire stratégique comme un expert-comptable expérimenté est l’un des ingrédients majeurs d’un business prêt à scaler.
Tout e-commerçant a pour obligation de déclarer et payer sa TVA s’il est assujetti (en France ou dans le pays de destination des commandes selon le CA réalisé), de payer son impôt sur les sociétés ou sur le revenu, de payer ses charges sociales, de payer la CFE et les éventuels droits de douane sur les importations.
La conformité fiscale est essentielle pour exercer votre activité de vente en ligne en toute légalité et éviter les conséquences financières lourdes d’un redressement fiscal.
Si la micro-entreprise peut être envisagée pour débuter, elle sera rapidement limitée si votre activité se développe en raison du plafond de chiffre d’affaires et du manque de possibilités pour optimiser sa fiscalité.
Un statut juridique ne se choisit pas au hasard, il doit être déterminé en prenant en compte de nombreux paramètres par rapport à votre situation professionnelle, mais aussi personelle. De plus, selon vos perspectives de développement, certains s’avéreront plus pertinents que d’autres.
Le taux de 15 % est accessible uniquement aux petites et moyennes entreprises respectant certains critères :
- la société doit avoir réalisé un chiffre d’affaires hors taxes inférieur à 10 millions d’euros au cours de l’année précédente.
- le capital social doit être entièrement libéré et détenu de manière continue à hauteur d’au moins 75 % par des personnes physiques. Cette mesure vise à réserver l’avantage fiscal aux véritables PME familiales ou indépendantes. L’administration fiscale vérifie également que votre entreprise n’appartient pas à un groupe dépassant ces seuils.
Depuis 2023, le taux de 15% s’applique unquement sur la première partie de bénéfices allant jusqu’à 42 500 euros. Ensuite, le taux normal de 25 % pour l’impôt sur les sociétés s’applique.
Vos ventes ont lieu en ligne et vos clients ne sont pas reçus dans une boutique ? Malgré cela, même en exerçant depuis votre domicile et en collaborant à distance avec vos partenaires, il faudra chaque année que vous versiez votre cotisation financière des entreprises (CFE). Elle est cependant exonérée de cet impôt lors de sa première année d’existence.
